Vernon Subutex de Virginie Despentes

Je n’avais, jusque-là, lu aucun Despentes par une sorte de pressentiment : comme si l’auteur évoquait à peu prés tout ce que je déteste ; la bande de ceux qui ont pour obsession d’être « cool » et considèrent un concert de Rock comme un événement important. Ceux qui cachent mal surtout qu’au fond ils ne cherchent que des excuses à leur addiction lamentable (drogue ou alcool) qu’ils croient forcément « cool » et au final racontent avec délectation leurs histoires pénibles de vomi comme (forcément) des épopées.

Sauf que vous êtes-vous déjà coltiné de vrais tox et de vrais alcoolos ? Moi oui et c’est tout sauf « cool ». C’est même l’archétype de la connerie humaine puissance mille.

Mais enfin – bon prince- j’ai voulu donner une chance à Despentes lors d’un week-end à Royan, l’envie de lire un truc un peu léger, alors je l’ai acheté.

Et bien il faut toujours se fier aux pressentiments : c’est exactement ce que je craignais, en pire : le récit pathétique d’un ancien vendeur de disque qui devient sdf parce que le système « il est trop pourri tu vois » … donc en gros ce n’est pas relou, non, c’est ultra mega relou.

Une surprise cependant, je dois dire que c’est bien écrit, très rythmé et très maitrisé. Le propos est donc totalement con mais le livre est bien écrit.

Oui, c’est possible, la preuve.

Ps: Et alors que je finissais péniblement ce livre (je finis toujours mes livres, je vide toujours mon assiette, oui ma mère avait des principes) je réalise que c’est le tome 1 d’une série et que deux autres tomes suivent…

Putain con ce sera sans moi!