Mémoires intimes de Georges Simenon

Je ne suis pas un grand fan de Simenon dont je n’ai lu que « le fou de Bergerac » (allez savoir pourquoi hein…) et que j’ai trouvé ignoblement bâclé.

Mais en écoutant l’intégrale des radioscopies (on a les loisirs que l’on peut…) je suis tombé sur celle de Simenon qui parlait de ce livre. Or, comme je suis un garçon influençable…

Les « mémoires intimes » sont donc les mémoires intimes de cet auteur qui nous raconte sa vie familiale entre ses trois femmes officielles et ses nombreux déménagements. L’histoire de ses 4 enfants aussi, raison d’être de l’ouvrage, puisqu’ on sait dès le début que sa fille vient de se suicider…

Je crois que chaque auteur rêve un jour d’écrire toute « la vérité qu’on ne peut pas dire » sans le faire vraiment mais Simenon lui, se paye ce luxe. Loin de toute complaisance envers lui ou le lecteur il déballe donc tout de son hyper sexualité (comment appeler ça autrement?) à la maladie mentale de sa femme puis de sa fille. Il raconte aussi tranquillement sa fortune et comment il lui faut 7 jours pour écrire un roman, ce qui explique qu’il en ai fait plus de 200… vu qu’il en ecrivait parfois plus de six par an.

J’ai mis un temps fou à lire ce livre parce que je n’arrive pas à savoir si je suis choqué, fasciné, désespéré… ou les trois à la fois; c’est un texte avec l’inconscient complétement à ciel ouvert, à la fois pudique et impudique, simple et très complexe, totalement vrai et en même temps probablement totalement faux (il est alors en conflit avec son ex femme et ne lui donne clairement pas le beau rôle). Enfin il parle de sa fille qui s’est tuée, sous entend clairement un inceste avec sa mère mais sans donner plus de précisions et publie les lettres que sa fille lui a envoyées, y compris le message qu’elle avait gardé pour lui sur son cadavre.

Malaise.

Drôle de Bonhomme…

Drôle de livre.