Le bal au kremlin de Cruzio Malaparte

Ceux qui ne lisent pas me demandent parfois ce que je trouve dans la littérature, j’ai enfin ici une réponse claire : un éblouissement.

C’est assez rare quand on est lecteur ces moments de grâce, c’est pour ça qu’on lit aussi, quand la littérature prend son envol, dépasse les mots et la narration pour devenir autre chose, du pur art, à frôler le sacré.

Et donc Malaparte dans la plupart de ces petites nouvelles, qu’il nous rapporte de la russie des années 20 entre noblesse agonisante et premiers apparatchiks triomphants au bord du gouffre,  arrive à faire ça. Chaque petite histoire, drôle ou grotesque, vous lève un pan du voile et vous montre le monde tel qu’il est : difforme, terrible, cruel, fascinant.