Dolfi et Marilyn de François saintonge

Voilà un livre en trois tiers.

Le premier tiers est formidable, une belle idée (dans un futur proche on a autorisé les clones humain pour en faire – en gros- des esclaves) et toute une réflexion bien menée sur ce qui est humain et ce qui ne l’est pas , au delà de la biologie. Donc ça part super bien, une histoire banale avec un environnement étonnant, on est pris, enchanté, et les pages se tournent seules, on retrouve même enfin le plaisir à lire de la fiction, voire de la science fiction (?!?).

Le deuxième tiers piétine, parmi toutes les façons de faire avancer son histoire, l’auteur a bloqué sur la seule question sans intérêt : va-t-on enlever son clone au héros oui ou non? Et c’est inintéressant parce qu’alors il ne se passe plus rien, que le héros se dit « ah la la on va m’enlever mon clone; ah la la c’est trop dur »… Et que nous on s’endort.

Pour finir, le troisième tiers est simplement délirant (dans le mauvais sens du terme), autour d’un méga riche qui aurait eu l’idée de reconstruire (avec le clone de Hitler ah ah) un petit bout de l’Allemagne nazi qu’on nous décrit précisément. Or ça n’a strictement aucun intérêt: on a compris l’idée en trois pages, cela en dure cinquante et  en plus à la fin tout le monde meurt.

Oui, bon.