Apprendre à dire au revoir.

Apprendre à dire au revoir.

J’ai toujours trouvé ridicules les discours de réinvention de soi, notamment ceux qui pullulent sur le net, à base de « oui j’ai changé et j’ai trouvé la voie, la lumière, la carte, la boussole, le jour, la nuit et le tri des déchets… » surtout qu’ils s’assortissent en général d’une référence bien lourde à une psycho-philo-pipo asiatisante, type « méditation holistique » ou « bouddhisme pour les nuls et les coachs ».

La blague cependant -et la beauté du paradoxe-, c’est que c’est exactement ce qui m’arrive.

Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous faire du prosélytisme: chacun suit sa voie, son chemin, sa croix ou son croissant… J’ai trouvé la mienne, voilà tout, par hasard et dans un livre ; il fallait bien que ça soit là que ça se passe.

Cependant j’ai changé, je change et je me rends compte que je ne peux pas tout faire, donc que des choix sont devant moi : je dois élaguer, alléger, choisir; Faire moins pour faire mieux, voire même simplement pour « faire », au fond.

Je reste très content de ce que j’ai fait sur ce blog depuis toutes ces années, de ce cap que j’ai toujours tenu sur un propos construit et une pensée -autant que possible- originale et « sans connivence » même si du coup il ne m’a jamais rien apporté (je compte encore sur les doigts d’une seule main les livres qu’on m’a offerts pour le blog en … 10 ans?). Je repense aussi à tous les gens que j’ai croisés grâce à lui, tous les chemins ébauchés ou empruntés un moment, impasses pour la plupart, détours, détentes, distractions. Tous m’ont pris et m’ont donnés des choses… y compris des ulcères et des cheveux blancs; quelques fous rire aussi parfois… avec ou contre eux (et le comique égotique).

Mais enfin au revoir n’est pas adieu; je ne disparais pas, je ne suis pas loin et vous pouvez toujours me joindre sur Facebook. Je pense très sincèrement que je n’arrêterai jamais vraiment de bloguer (ni de me faire une foule « d’ennemis virtuels » qui me trouve si méchant et arrogant et puis aigri aussi etc…) mais j’ai besoin de faire autre chose dans les mois à venir.

Alors voilà, une dernière citation pour se dire au revoir donc, c’est un message que je cherche à placer depuis longtemps sans y parvenir vraiment mais qui est pourtant le reflet exact de ce que je pense profondément du monde tel qu’il va (et oui que voulez-vous jusqu’au bout je reste un blogueur qui donne son avis sur « le monde tel qu’il va » ;) )

« Quand le Tao se perd, il y a la bienveillance.
Quand la bienveillance se perd, il y a la morale.
Quand la morale se perd, il y a le rite.
Le rite est l’enveloppe de la vraie foi,
Le début du chaos. »

Des bises à tous.

Oui même à toi.

 
[custom-facebook-feed]

4 réponses sur “Apprendre à dire au revoir.”

  1. Ah, quel dommage, je lisais toujours vos posts avec intérêt, depuis tant d’années, vous allez me manquer !
    Bonne continuation à vous, revenez donner de vos nouvelles de temps à autre !
    Je penserai bien à vous dans 15 jours en particulier, je serai à Royan et vais faire la balade des maisons des années 50/60, votre article m’avait donné envie de les découvrir « en vrai » :-)
    @bientôt peut-être, Carla

    1. Roh ben c’est gentil ça ! Mais je dois faire des choix temporels et je n’aime pas les choses faites à moitié ( surtout que c’est toujours la mauvaise moitié qui reste ;)). Pour la ballade à Royan, n’achetez rien et foncez direct au syndicat d’initiatives (entre le bout de la plage de la grande conche et le début de l’immeuble du front de mer) et demandez le dépliant années 50 , il est parfait, gratuit et complet. En plus ils ont rajouté cette année une autre ballade avec les villas « classique » des années 1900 qui est vraiment belle aussi. Et puis enfin Royan ce n’est pas que la grande conche mais derrière le port poussez absolument vers les plages du pigeonnier et de pontaillac. Là vous pourrez penser à moi, puisque j’y viens souvent pendant l’année pour écrire… Ce sera peut être plein de touristes mais si vous pouvez vous glisser dans l’espace thalasso vous ne le regretterez pas et enfin -mais ai je besoin de le préciser?- le marché est vraiment à faire. C’est mon préféré du monde et de l’univers, prenez d’ailleurs 3 secondes pour écouter le relatif «  »calme » » que créé son architecture particulière et qui fait qu’on n’est jamais obligé de hurler pour se faire entendre même en pleine affluence. Bref bon séjour à Royan et surement à très bientôt ici ou ailleurs.
      Des bises !
      YF

  2. Bonne route Yann. Je suis contente d’avoir croisé ton chemin, ce sont des gens comme toi qui m’aident à réfléchir et à avancer. Des bises.

    1. Coucou babeth et merci pour ce petit geste mais, euh, je ne vais pas mourir tu sais, je fais juste une pause sur mon blog ;). Je suis donc toujours joignable ici ou là si tu veux encore réfléchir.
      Des bises!
      YF

Les commentaires sont fermés.